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Swapbook soutient l’association Une Couverture Pour l’Hiver

Auteur : Laure

UCPH, c’est l’histoire de quatre copains sidérés de voir autant de personnes vivre dans la rue en arrivant sur Paris . Ils ont alors décidé d’agir et ont fondé l’association Une Couverture Pour l’Hiver. Elle distribue chaque semaine des couvertures, des sacs de couchage, des boissons chaudes, des vêtements et des kits d’hygiène aux personnes sans-abri.

L’association est née à la Sorbonne et rassemble aujourd’hui plus de cent adhérents, venus de plusieurs universités parisiennes.

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Rencontre avec Chloé Hubert

Nous avons rencontré Chloé Hubert, présidente de l’association Une Couverture pour l’Hiver.

“Quand je suis arrivée à Paris il y a trois ans, je ne connaissais vraiment personne, nous explique Chloé, présidente depuis 1 an de l’association Une Couverture Pour l’Hiver. A part un ami qui venait comme moi de Valbonne, un village du sud de la France. Heureux hasard, cet ami était le président de l’association UCPH”. Chloé commence sa première année en double licence Histoire-Science politique à la Sorbonne. En 2ème année, elle accepte de devenir trésorière de l’association et prend l’année suivante la succession de son ami à la Présidence d’UCPH.

“La vie associative constitue un excellent moyen de s’intégrer rapidement au sein d’une université”, lance Chloé. L’université dans laquelle elle étudie est superbe, mais le lieu est énorme. Chloé est en M1, et il lui arrive encore aujourd’hui de s’y perdre. Rejoindre une association, c’est alors une façon de faire facilement de nouvelles rencontres. Chez UCPH, l’ambiance est vraiment très conviviale. Ils ont aussi et surtout organisé une maraude ainsi qu’une collecte de fonds dans le XVème arrondissement de Paris pour recueillir ce qui leur permettront d’acheter ce dont ils ont besoin.
De plus, chaque maraude coûte environ 450 euros qu’il faut aller chercher entre chaque intervention. C’est une somme qu’il faut aller financer à chaque fois. Les étudiants organisent alors des collectes dans la rue, sur Internet, ou via des événements caritatifs.

Une association tournée vers l’humain

Une ambiance conviviale et des échanges simples et directs avec les personnes qui vivent à la rue. Les membres de l’association échangent via la page Facebook du groupe et se donnent rendez-vous au moins une fois par semaine dans un coin de la capitale. Le lieu change à chaque fois pour ne pas rester sur les mêmes axes que les grandes associations.
Arrivés sur place, les étudiants se divisent en quatre ou cinq groupes. Chaque groupe prend une direction différente, en emportant avec lui un thermos de café et de thé, des couvertures, des sacs de couchage, des vêtements, des kits d’hygiène et surtout leur bonne humeur. Les étudiants en licence se mélangent à ceux en master. Marcher , c’est l’occasion aussi de discuter « profs », cours, amphis.

Ils sillonnent durant deux heures le quartier qu’ils ont investi, à la recherche de personnes qui vivent à la rue, des familles avec de très  jeunes enfants, des ados, des hommes isolés. Les échanges sont simples et directs. « Vous voulez une couverture ? Un pull ? Un café ? Avec du sucre ? ». Quand ils sentent que la personne a envie de discuter, alors ils engagent la discussion. Ils écoutent les histoires des personnes à la rue et essayent de trouver des solutions pour les aider, quand ils sentent que c’est possible, en les mettant en lien avec des associations plus spécialisées. Agir et rester surtout dans l’humain, sans se poser trop de questions.

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« Ce que l’on souhaite, c’est entretenir le rapport humain. Difficile de rester indifférent et inactif, quand on voit qu’autant de personnes vivent à la rue.», nous explique Chloé.

Une expérience enrichissante pour les étudiants

Apprendre à déconstruire les stéréotypes sur la précarité. Chloé consacre une partie importante de son temps libre à l’association, et ne le regrette pas. Elle ne fait pas spécialement le lien avec le contenu de ses cours, du moins pas encore, mais reconnaît que cela lui apprend beaucoup de choses, notamment à « ne pas penser de façon schématisée ».

Ce type d’expérience l’a obligé à déconstruire tous ses préjugés. «On ne peut pas parler de la pauvreté et de la précarité comme d’une catégorie unique», explique Chloé. Chaque personne possède une histoire individuelle. Certains sont des habitués de la rue, d’autres peinent à accepter leur situation. Pour d’autres encore, ce n’est que transitoire. Mais le point commun entre tous ces profils, c’est sans doute de penser que le plus dur dans la rue, ce n’est ni la faim, ni le froid mais d’être transparent.
Chris a été la première personne sans-abri aidée par l’association. Il vivait en bas de l’immeuble de Romain, étudiant qui deviendra par la suite cofondateur de l’association. L’idée de récolter des fonds pour distribuer des couvertures aux personne sans-abri est née de leur
échange.

 

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