Interview de Catherine

Auteur : Laure

Catherine

Bonjour Catherine, est-ce que tu peux te présenter ?

Je m’appelle Catherine, j’ai 23 ans. J’ai fait une licence LLCE anglais à l’Institut Catholique de Paris et maintenant un master pro traduction littéraire à Paris 7. Je suis actuellement en stage de fin d’études au sein de la startup Invent.

Pourquoi des études en anglais et traduction ?

Quand j’étais petite, je voulais devenir autrice mais en grandissant, j’ai découvert la traduction et j’ai décidé que traduire une oeuvre, c’était un peu comme écrire un livre mais en moins fatiguant (lazy ass me). Et puis l’anglais, parce que j’ai vécu aux US et que c’est ma langue de coeur.

Tu es actuellement en master pro : en quoi ça diffère d’un master “normal” ?

Le stage de fin d’études en milieu professionnel est obligatoire, et compte comme un semestre entier lors de la validation du master. De plus, le mémoire est axé sur la professionnalisation : on nous demande de traduire 100 pages d’une oeuvre, dans l’optique de la proposer ensuite à une maison d’édition.

Tu dis que tu es en stage en ce moment : est-ce que ça a été dur pour le trouver ? Est-ce que ton université t’a aidé ?

J’ai eu un peu de mal à trouver un stage, parce que dans le milieu de l’édition, nous sommes beaucoup pour peu de postes. L’université nous a d’abord demandé de faire nos propres recherches mais le master a organisé des rencontres éditeurs/étudiants et certains professeurs ont fait des démarches auprès d’éditeurs qu’ils connaissaient bien. Le milieu de l’édition est plutôt fermé et fonctionne beaucoup par réseau, ce qui est à la fois et positif.

Du coup, tu fais quoi en stage au sein de ta startup ?

Je développe une application (Yesbook) pour permettre à tout le monde de lire en VO avec une aide optionnelle en français. Le texte en VO est affiché sur l’écran du smartphone/de la tablette, et en cas de difficulté, il suffit de cliquer sur la phrase pour voir apparaître la traduction (issue de la traduction publiée, on ne parle pas de Google translate…) C’est une variante de l’édition bilingue, qui permet une lecture beaucoup plus fluide puisque l’aide est proposée plutôt qu’imposée. Pour l’instant, je m’occupe de relire les traductions et de m’assurer que la VO et la VF correspondent bien ; je m’occupe également de mettre en place le catalogue éditorial.

Sinon, pour trouver ton projet pro (devenir traductrice), tu as du mal ou ça a été une évidence pour toi ?

Pour moi, ça a a été une évidence dès la fin du collège. Par contre, j’ai eu un peu de mal à concrétiser mon projet pro parce que c’est un métier peu (re)connu, beaucoup de gens pensent encore que ça ne s’apprend pas, et il existe peu de formations surtout directement post bac. Il m’a fallu beaucoup de recherches pour trouver mon master !

Pour les recherches pour trouver ton master, tu les a fait comment alors ? Sur Internet ou dans les salons étudiants ?

Les deux ! J’ai aussi discuté avec un de mes profs de licence qui était traducteur technique et qui m’a donné plusieurs pistes, notamment sur la différence entre une école comme l’ESIT et un master.

Lors de tes études, tu es partie à l’étranger ?

Oui, j’ai fait un semestre à San Francisco en troisième année de licence ?

Ah, mais trop bien ! C’était différent les cours là-bas ?

Oui, complètement. J’avais beaucoup moins de cours, et beaucoup plus de travail personnel. Je n’ai eu qu’un seul partiel, sinon j’ai rendu des ‘essays’ (dissert) rédigés chez moi (dans mon lit). Et bien-sûr, le système universitaire américain met beaucoup plus l’accent sur la méthode que sur le par coeur (pas comme en France). En gros, il vaut mieux savoir faire que savoir tout court.

Vu que t’es passionnée de littérature, est-ce que tu peux nous partager quelques unes de tes lectures préférées ?

J’aime bien le genre post-apocalyptique (parce que le monde va pas assez mal) (rires) donc des romans comme Station Eleven, ou des séries jeunesse comme The Moon Series.

J’avoue, Station Eleven, c’est trop bien.
Dernière question, et après tu es libérée (non, pas de chanson La Reine des Neiges SVP) : un conseil pour les étudiants/lycéens qui veulent suivre tes pas ?

N’écoutez pas les gens qui disent que la traduction ne s’apprend pas, et lisez des oeuvres traduites !

(Catherine m’a ensuite répondu avec un gif de la Reine des Neiges, qui, pour des raisons de bon goût a été censuré. #nonméoh)

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